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Impact play : ce que c'est, les accessoires et comment le pratiquer en sécurité

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L'impact play (jeux d'impact) consiste à frapper de façon consentie, pour le plaisir : fessée érotique (spanking), coups de paddle (palette de fessée), de flogger (martinet) ou de canne en rotin, entre autres. Wikipédia le décrit comme une pratique où une personne est frappée par une autre, le plus souvent à plusieurs reprises, pour la satisfaction de l'une, de l'autre ou des deux, sexuelle ou non, et le range parmi les formes de BDSM. C'est aussi l'une des plus courantes : environ un tiers des adultes américains ont déjà essayé le spanking. Cette page présente l'impact play, les accessoires et les sensations qu'ils procurent, les zones où il est plus sûr de frapper et celles où il ne faut jamais frapper, ainsi que la façon de prendre soin l'un de l'autre ensuite.

Ce qu'est l'impact play

Dans sa forme la plus simple, l'impact play, c'est une personne qui en frappe une autre, d'un commun accord, parce que l'une des deux au moins y prend plaisir. Ce plaisir peut être physique, grâce à la chaleur et à la montée d'endorphines, ou psychologique, grâce à la confiance, à l'abandon de soi et au pouvoir en jeu ; le plus souvent, c'est un mélange des deux. Dans son aperçu relu par un professionnel de santé, Healthline le définit comme toute pratique où une personne reçoit des coups d'une autre pour la satisfaction que cela procure, qu'il s'agisse d'un spanking, de coups de fouet ou de martinet.

C'est loin d'être une pratique de niche. Selon une enquête américaine représentative à l'échelle nationale, publiée dans PLOS ONE en 2017, 31,9 % des adultes avaient déjà donné ou reçu un spanking dans le cadre de rapports sexuels, 17,2 % l'avaient fait au cours de l'année écoulée, et 15 % avaient fouetté quelqu'un, ou s'étaient fait fouetter, de façon ludique. Les femmes avaient un peu plus souvent essayé le spanking que les hommes.

Un plaisir très ancien

Les coups érotiques ne datent pas d'hier. L'une des plus anciennes représentations de flagellation érotique se trouve dans la tombe étrusque de la Fustigation, qui date du Ve siècle avant J.-C. Dès les années 1590, des auteurs anglais en plaisantaient, et en 1749, le roman sulfureux de John Cleland, Fanny Hill, comportait une scène de flagellation. Dans le Londres du XIXe siècle, l'impact play est devenu un commerce : Theresa Berkley tenait à Marylebone une célèbre maison de discipline et a inventé un chevalet de flagellation connu sous le nom de Berkley Horse. Notre guide femdom (domination féminine) reprend l'histoire à partir de là.

Une palette de fessée en cuir noir posée en travers d'un banc de velours rouge, sous la lumière d'un projecteur
Un instrument large et plat donne un impact sourd (thud) ; un instrument étroit et léger, un impact piquant (sting). Le reste est une question de technique.

Les accessoires d'impact play

Les accessoires d'impact se répartissent en quelques familles, et les articles de Wikipédia sur le sujet recensent à la fois des modèles conçus à cet effet et des versions improvisées :

Thud et sting, sourd ou piquant

L'idée la plus utile en impact play tient à la différence entre le thud (l'impact sourd) et le sting (l'impact piquant). Les instruments sting, comme une canne en rotin, produisent une sensation de brûlure vive et rapide, ressentie surtout sur la peau. Les instruments thud, comme un paddle en bois, font pénétrer la force plus profondément dans le muscle. Comme le formule Healthline, plus l'instrument est large et la zone frappée étendue, plus l'impact est sourd. La plupart des gens ont une préférence pour l'un des deux, et une bonne séance passe souvent du thud au sting à mesure que le corps s'échauffe.

Le son compte aussi. Un paddle plat claque ; un flogger bruisse avant de retomber dans un bruit mat ; une canne siffle avant de mordre. Beaucoup trouvent que l'attente, cette seconde qui sépare le bruit de la sensation, est le moment le plus intense de tous.

Où frapper, et où ne jamais frapper

Le conseil général des éducateurs, rapporté par Healthline, est simple : les fesses, le haut des cuisses et les autres zones bien charnues sont les endroits où frapper, tandis que les principaux organes, la colonne vertébrale, le ventre et le bas du dos sont interdits. C'est le bas du dos qui compte le plus. D'après l'Institut national américain du diabète et des maladies digestives et rénales (National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases), les reins se trouvent juste sous la cage thoracique, de part et d'autre de la colonne vertébrale, et ils y sont mal protégés. Ajoutez à cette liste la tête, le cou, les articulations et tout endroit où l'os affleure sous la peau.

Il s'agit de consignes d'éducateurs, et non de zones dont la sécurité serait démontrée médicalement : prenez-les comme un minimum. Dans le doute, visez plus bas et frappez plus légèrement.

Échauffement, échanges réguliers et montée progressive

L'impact play se passe mieux, et plus sûrement, quand l'intensité monte graduellement. Commencez par des coups légers, souvent avec la main, pour faire affluer le sang vers la peau ; Healthline conseille de débuter par de petites tapes avant de passer à des coups plus forts. Augmentez l'intensité par paliers et faites le point entre deux paliers, d'un mot rapide ou d'une couleur de feu tricolore : rouge pour arrêter, orange pour ralentir. Observez la personne, pas seulement la zone visée. La respiration, les mouvements de recul et le silence vous apprennent tous quelque chose.

Il faut aussi savoir où passe la frontière. En 2018, des médecins ont décrit dans BMJ Case Reports le cas d'un homme de 61 ans qui a développé une lésion rénale aiguë après environ 1 000 coups vigoureux de canne et de fouet, en une trentaine de minutes ; il s'est complètement rétabli, mais a eu besoin de soins hospitaliers. C'est un cas extrême, très au-delà d'une pratique ordinaire, mais il montre pourquoi l'intensité et la durée comptent, et pourquoi des urines foncées ou moins abondantes après une séance intense justifient de consulter un médecin sans attendre.

Marques, bleus et aftercare

Les marques sont courantes et, le plus souvent, sans gravité. Un bleu, ce n'est que du sang qui s'est échappé sous la peau ; selon la Cleveland Clinic, la plupart disparaissent en deux semaines environ, et de la glace appliquée par périodes de 15 minutes pendant le premier ou les deux premiers jours aide. Les personnes sous anticoagulants, aspirine ou anti-inflammatoires font des bleus plus facilement, ce qui est bon à savoir avant une séance intense. Consultez un médecin si des bleus durent plus de deux semaines, ou s'ils s'accompagnent de sang dans les urines.

L'aftercare (l'après-séance) compte autant que la scène. Wikipédia le définit comme un soutien émotionnel, psychologique ou physique apporté aux participants après une activité BDSM, et Healthline le juge indispensable après toute séance d'impact : de l'eau, de la chaleur, une couverture, un moment de calme et un court débriefing sur ce qui a fonctionné. Il existe même des éléments qui laissent penser que tout cela produit des effets positifs. Une étude de 2009 parue dans Archives of Sexual Behavior a constaté que les scènes BDSM qui s'étaient bien passées étaient suivies d'une baisse des hormones du stress et d'un sentiment de proximité accru.

L'impact play en cam

Par webcam, l'impact play change de forme. Une dominatrice ne peut pas vous frapper : en cam, c'est donc surtout du spectacle et de la mise en scène, avec la cravache qui tapote sa botte, le paddle posé sur le bureau, une description imagée de ce que l'on ressentirait exactement. Certains soumis demandent qu'on leur donne pour consigne d'utiliser un instrument sur eux-mêmes. Si vous le faites, toutes les règles ci-dessus s'appliquent, avec une de plus : vous êtes le seul à sentir quand c'en est trop, c'est donc à vous de décider quand arrêter. Convenez d'abord de limites et d'un safeword (mot de sécurité) ; le guide des limites et du safeword explique comment. La page sur les dominatrices en cuir en dit plus sur les accessoires que l'on voit dans le salon d'une dominatrice stricte.

Pour la forme d'impact la plus répandue, consultez notre guide du spanking femdom (en anglais) ; pour l'impact comme discipline, les punitions pour soumis ; et pour choisir ses premiers instruments, le guide des accessoires BDSM pour débutants (en anglais).

Réponses rapides

Qu'est-ce que l'impact play ?

Une personne en frappe une autre, de façon consentie, pour le plaisir de l'une, de l'autre ou des deux : fessée érotique, coups de paddle (palette de fessée), de martinet ou de canne, entre autres. C'est l'une des formes de BDSM les plus courantes.

Quels sont les principaux accessoires d'impact play ?

La main, les paddles (palettes de fessée), les floggers (martinets), les cravaches, les cannes, les courroies et les ceintures. On les range grosso modo en deux familles : les instruments « thud », à impact sourd, qui répartissent la force en profondeur dans le muscle, et les instruments « sting », piquants, qui la concentrent sur la peau.

Où est-il plus sûr de frapper pendant une séance d'impact play ?

Sur les zones charnues, comme les fesses et le haut des cuisses. Évitez la colonne vertébrale, le bas du dos au niveau des reins, le ventre, les articulations, le cou et la tête.

Combien de temps durent les bleus de l'impact play ?

La plupart des bleus disparaissent en deux semaines environ. Consultez un médecin si l'un d'eux dure plus longtemps, ou si des bleus s'accompagnent de sang dans les urines.

L'impact play est-il sûr ?

Il peut être très sûr, avec un échauffement, des zones charnues, des vérifications régulières et une intensité raisonnable. Des séances extrêmes et prolongées peuvent causer de vraies blessures : montez en puissance progressivement et arrêtez au moindre signe de problème.

En quoi consiste l'aftercare après une séance d'impact play ?

Prendre soin l'un de l'autre une fois la scène terminée : de l'eau, de la chaleur, une couverture, un moment de calme et un court échange sur ce qui a fonctionné. Cela fait autant partie de l'impact play que les coups.